Stratégie d’adaptation au changement climatique dans le Grand Ouest

En quoi cette action contribue à l'adaptation au changement climatique ?

Dans ce rapport, des préconisations à différente temporalité (court, moyen, long terme) sont faites spécifiquement aux ensembles paysagers regroupés afin qu'ils puissent s'adapter aux effets du changement climatique sur leur territoire. 

Description détaillée

Il s’agit d’un rapport effectuant un diagnostic de vulnérabilité dans une zone définie, le Grand Ouest. Dans ce rapport, y est présentée la méthodologie de cette étude ainsi que les résultats sur différents ensembles paysagers qui composent cette zone. Ces ensembles paysagers sont les suivants : l’arrière pays breton et vendéen, le littoral au sud et au nord de la Loire et la vallée de la Loire et ses affluents.

Avec cette stratégie d’adaptation, les différentes préconisations sont :

  • Prendre en compte les effets du changement climatique dans la conception et la restauration des bâtiments d'élevage et/ou de stockage de la production agricole (isolation, ventilation, etc.). 
  • Assurer une adaptation zootechnique du calendrier et des méthodes d’élevage. 
  • Mettre en place un système de prêts à taux avantageux, pour encourager les éleveurs et agriculteurs à améliorer leurs équipements et bâtiments et les adapter aux effets du changement climatique. 
  • Sensibiliser, former et accompagner les agriculteurs volontaires dans la mise en œuvre de pratiques culturales plus économes en eau, en intrants et en énergie, et respectueuse des écosystèmes : semis direct sous couverture, cultures sans labour, agroforesterie et plantation de haies, etc. 
  • Encourager les agriculteurs à adapter leur système de production en fonction des ressources (eau, écosystèmes) et des besoins (pour l'alimentation animale et humaine locale) du territoire. 
  • Redéfinir les logiques de filières pour favoriser l’évolution des systèmes agricoles, l'émergence d'innovations et la mise en œuvre par les agriculteurs de mesures d'adaptation opérationnelles (économies d'eau, densification et préservation des écosystèmes). 
  • Adapter les bassins d'approvisionnement pour assurer un débouché aux nouvelles cultures mieux adaptées à l'évolution du climat. 
  • Favoriser la recherche en matière, d’une part, d’amélioration des techniques agro-environnementales et, d’autre part, de génétique, pour l'introduction de nouvelles variétés mieux adaptées à l'évolution du climat. 
  • Construire des retenues collinaires et/ou des réserves de substitution pour stocker l’eau en période hivernale et pallier aux pénuries d’eau en période estivale. 
  • Réutiliser les eaux usées retraitées des stations d’épuration pour l’irrigation. 
  • Optimiser le matériel et le pilotage de l’irrigation. 
  • Accompagner techniquement les agriculteurs-irrigants et les sensibiliser aux économies d’eau. 
  • Engager une politique de gestion différenciée du trait de côte en fonction de l'importance des enjeux présents : fixation du trait de côte en présence d'enjeux importants et/ou stratégiques, via la construction d'ouvrages de protection (digues, épis, brise-lame, etc.) et accompagnement de la mobilité du trait de côte dans les autres cas. 
  • Planifier l'occupation des sols (SCoT et PLU) dans les secteurs exposés à la submersion, interdisant les constructions résidentielles à l'année mais autorisant certaines activités estivales (restauration, équipements touristiques démontables, etc.). 
  • Accompagner techniquement et/ou soutenir financièrement les projets expérimentaux de retrait stratégique pour les sites déjà exposés à la submersion marine (projets de dépoldérisation par exemple). 
  • Lancer des programmes expérimentaux pour améliorer les techniques de construction dans les secteurs exposés à la submersion, assurant la sécurité des biens et des personnes en cas d'évènements extrêmes. 
  • Communiquer sur les projets expérimentaux et innovations (repli stratégique, bâti adapté en secteur exposés, etc.) pour assurer leur diffusion et sensibiliser le grand public à la notion de mobilité du trait de côte. 
  • Planifier le repli stratégique des enjeux les plus exposés, en réservant des secteurs dédiés dans la zone rétrolittorale. 
  • Organiser un plan de gestion des espaces en cours de maritimisation pour les valoriser sur le plan économique (tourisme, agricultureélevage, pêche, biomasse, etc.) et environnemental (continuités écologiques terre-mer, etc.).

Caractéristiques

Type d'initiative
Diagnostic de vulnérabilités d’un territoire
Thématique
Agriculture
Bâtiment
Eau
Mer et littoral
Risques naturels
Villes
Localisation de l'action
Grand Ouest

48.1113387, -1.6800198

Stratégie d’adaptation au changement climatique dans le Grand Ouest