Acteur économique et approche économique

S’adapter : des contraintes et des opportunités

S’adapter au changement climatique est un nouveau défi qui s’ajoute à bien d’autres et comporte à la fois des contraintes, mais aussi des opportunités économiques dont les chefs d’entreprise, les responsables des achats, de la politique de développement durable ou de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) ont tout intérêt à s’emparer.

Toutes les entreprises seront affectées par les évènements extrêmes (tempêtes, débordement des cours d’eau, inondations par ruissellement), du commerce au tourisme (même dans les grandes villes) en passant par les activités tertiaires, la logistique ainsi que les industries, en particulier celles utilisant de l’eau dans leur processus.

Une responsabilité sociale et environnementale actée par la loi

Elles devront adapter, plus ou moins rapidement, leurs offres de biens et de services, en fonction de la disponibilité et du coût de leurs ressources, en prenant en compte la sensibilité des salariés, clients et parties prenantes à ces questions. C’est tout l’objet de l’article 61 de la Loi Pacte qui incite les entreprises à prendre en compte l’effet de leur stratégie et de leurs actions sur l’environnement : « la société est gérée dans son intérêt social et en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ».

Des arbitrages en situation d’incertitude

Les impacts sur les infrastructures (route, rail, énergie, eau, télécommunications) ont un effet domino sur toutes les activités qui dépendent d’elles. Leurs gestionnaires doivent faire des arbitrage d’investissements en vue de leur adaptation, dans un contexte où l’aléa est incertain.

Des avantages qui deviendront concurrentiels

Mais l’adaptation au changement climatique, dans la gestion des risques comme dans la recherche d’innovation, va aussi générer de nouveaux avantages concurrentiels qui concerneront l’ensemble des acteurs d’une entreprise : 

  • les fonctions achat penseront systématiquement achat responsable et réduction des consommations (eau, électricité, matières premières) ;
  • l’économie circulaire sera au cœur de la production et de la conception des produits, tout autant que l’éco-conception ;
  • les choix d’investissements ne seront plus les mêmes sous un climat contraint et des ressources venant à manquer ;

l’offre de produits et de services devra anticiper de nouveaux marchés, des innovations en lien avec les changements d’usages, d’habitudes, d’utilisation de l’espace, etc..

Que dit le PNACC 2 ?

Le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) veillera à ce que tous ses appels à projets actuels et futurs, pour lesquels cela a un se ns, aient une composante adaptation au changement climatique afin d’enclencher une dynamique de projet de territoires pilotes pour l’expérimentation d’actions d’adaptation. Cette dynamique s’inspirera des démarches de type écoquartier résilient, atelier des territoires, traitant des problématiques les plus importantes localement pour la protection des personnes et des biens à moyen et long termes et des territoires plu s résilients en mobilisant les Fonds européens structurels et d’investissement. Seront en particulier soutenus les projets visant :

  • l’adaptation des réseaux et infrastructures essentiels assurant les services de base à la population, tels que transports (fiabilité et confort climatique), énergie, télécommunication,réseaux d’eau potable, collecte des eaux usées et pluviales et développement de solutions alternatives (par exemple des mobilités douces et des solutions fondées sur la nature) ;
  • la lutte contre les îlots de chaleur urbains et le renforcement du confort du bâti en s’appuyant sur des solutions urbanistiques, écologiques et architecturales innovantes, et des solutions techniques performantes ;
  • l'utilisation des solutions fondées sur la nature dans les situations où elles permettent d’améliorer la résilience des territoires et de protéger l’environnement, telles que la végétalisation des espaces urbains, la mise en place de techniques alternatives d’assainissement et l’intégration de la trame verte et bleue (en intégrant une réflexion sur la gestion et l’entretien de ces espaces) ;
  • l’acquisition de connaissances et d’observations relatives aux aléas naturels et à l’évolution de la biodiversité en zone de montagne en lien avec l’évolution attendue des paramètres climatiques ;
  • l’évolution des systèmes, des pratiques et des filières agricoles et agroalimentaires pour tenir compte du nouveau contexte climatique en appuyant notamment le développement de l’agroforesterie et de l’agroécologie et en tenant compte des impacts socio-économiques et du coût de l’inaction, selon les particularités environnementales, économiques et sociales du territoire ;
  • la mobilisation des outils de gestion foncière (rurale ou urbaine) au profit de la maîtrise du foncier lorsqu’elle est nécessaire pour atteindre les objectifs visés.

Pour en savoir plus sur le Plan National d'Adaptation au Changement Climatique

Exemples d'actions

Ressources incontournables

Quelles actions mettre en œuvre dans votre entreprise et à quel coût ? Vous trouverez ici des ouvrages abordant la question du pourquoi et du comment, d’autres présentant des exemples d’actions, leurs coûts et les bénéfices attendus.

Découvrir l'approche économique sous un autre angle

EluTechnicien de collectivité