Les îlots de chaleur urbains (ICU) sur la Métropole européenne de Lille

Connaître ses îlots de chaleur pour mieux s’adapter

En quoi cette action contribue à l'adaptation au changement climatique ?

Grâce à l’étude sur les îlots de chaleur commandée à l’Agence de Développement et d’Urbanisme de Lille Métropole (ADULM), la Métropole Européenne de Lille fait du profilage thermique de son territoire un point fort du volet « Adaptation » de son plan Climat.

Description détaillée

Connaître ses points chauds et ses points froids… une démarche encore peu répandue mais indispensable dans un contexte de changement climatique où les épisodes caniculaires s’allongent et se multiplient, au Sud comme au Nord. Que la Métropole Européenne de Lille (MEL) a intégrée en commandant ce diagnostic sur lequel baser ses actions d’adaptation.

Ce nouveau regard sur ces phénomènes liés au changement climatique s’est enrichi, entre août 2016 et janvier 2017, d’une rafale de photographies aériennes réalisées tous les 30 cm sur un territoire de 80 km2, de jour comme de nuit par infrarouge thermique.

Les données thermiques récoltées ont d’abord été harmonisées avant d’être analysées par l’ADULM pour être livrées en juillet 2017. On y observe des cartes du tissu urbain métropolitain aux variations par zones de couleurs, du bleu au rouge sur l’échelle thermique et liées à la présence, ou non, d’un couvert végétal, aux effets du choix des matériaux (matière et colori) de construction et d’aménagement, à l’orientation des bâtiments et à la densité du tissu urbain.

Et des démonstrations intéressantes.

    Sous l’arbre, en zone ombragée, l’atténuation de l’ensoleillement est de 80 %.
    A Lille, la température relevée au petit matin sur le pavé bleu noir est de 25-30°C et peut monter alors jusqu’à 70°C en journée l’été…
    Plus surprenant encore : rafraîchissante quand elle est vive, l’eau stagnante du Quai du Wault réagit alors comme un îlot de chaleur…

Les préconisations du Plan Local d'Urbanisme (PLU) envisagent de privilégier une architecture bioclimatique, la végétalisation du cadre bâti, la ventilation naturelle ou la pratique du « coolroof » blanchissement des toitures pour réduire la température ambiante de 2°C…
Plus l’habitat est dense et compact, plus le territoire est sujet aux îlots de chaleur urbain (ICU). La combinaison-type de facteurs aggravants est : un bâti minéral surplombant un parking, le tout orienté sud-sud ouest. L’ICU assuré.

Une version modélisée de cette première étude thermique est en cours de réalisation en 2020. Cet outil complémentaire pourra aider les élus et aménageurs à atténuer, voire éviter les îlots de chaleur dans les lieux accueillant un public fragile (EHPAD, écoles, crèches..), mais également intégrer dans les plans Climat des « îlots de fraîcheur urbaine » grâce aux trames vertes et coulées bleues... Pour pouvoir vivre en ville demain sans suffoquer.

En quoi cette initiative est bonne pour l’adaptation au changement climatique ?

On constate de manière récurrente qu’il fait plus chaud en ville qu’en périphérie ou dans les espaces naturels. Et ce phénomène va s'amplifier avec le changement climatique. Ce climat local lié à l’urbanisation entraîne des problèmes en termes de santé et de bien-être, surtout l’été en période de fortes chaleurs. Différents travaux et études sont menés afin de mieux comprendre ce phénomène et de lui faire face. L'étude de l'ADULM en fait partie.

 


 

Le produit développé par la société bordelaise GoCap a été installé dans plusieurs crèches de la Ville de Paris, et plus récemment, sur l'ancien site de la mairie du IVe arrondissement qui acceuille le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris.

 

Caractéristiques

Type d'initiative
Collecte de données
Élaboration de documents de planification
Études techniques
Modélisation
Retour d’expériences
Thématique
Bâtiment
Climat
Villes
Impacts
Canicule
Evolution des températures moyennes
Localisation de l'action
Lille

50.6283771, 3.0788086

Les îlots de chaleur urbains (ICU) sur la Métropole européenne de Lille