Éclairer la gestion adaptative des écosystèmes de la réserve naturelle nationale du Pinail grâce à des travaux scientifiques

2015-2019

En quoi cette action contribue à l'adaptation au changement climatique ?

L'objectif de cette action est de développer les connaissances nécessaires pour favoriser la prise de décision en matière d’adaptation de la réserve naturelle nationale aux impacts du changement climatique.

Description détaillée

Pour cela, un programme pluridisciplinaire de recherche-action, associant des biologistes et des géographes (respectivement le laboratoire « Écologie et Biologie des Interactions » et l’équipe « Ruralités » de l’Université de Poitiers), a été mis en place. Un des objectifs est de modéliser les impacts du changement climatique sur le déplacement des espèces mais aussi de tester des stratégies de conservation des espèces. Il se développe sous la forme de :

  • Un rapport de pré-étude réalisé par l’association de GEstion de la REserve naturelle nationale du PInail (GEREPI) :
  1. Réaliser une synthèse bibliographique sur le changement climatique dans le Pays Châtelleraudais.
  • Un protocole d’expérimentation pour :
  1. Évaluer l’impact de l’acidification de l’eau douce sur une espèce protégée, emblématique du Pays Châtelleraudais, l’écrevisse à pattes blanches.
  2. Expérimenter le déplacement de certains individus dans une mare présentant des conditions favorables à leurs besoins, notamment en terme d’acidité.
  • Une thèse en biologie sur l’adaptation des écosystèmes au changement climatique, encadrée par l’association de gestion de la réserve naturelle nationale du Pinail, l’Université de Poitiers et l’Université de Tours. Débutées en 2016, ses grandes étapes sont les suivantes :
  1. Modéliser l’aire de répartition des espèces d’amphibiens présentes sur le territoire.
  2. Identifier    les    habitats    favorables    à    ces    espèces sur le territoire et les facteurs (occupation du sol, climat, fragmentation de l’habitat) qui sont impliqués dans la répartition des espèces.
  3. Modéliser l’aire de répartition future des espèces d’amphibiens en prenant en compte les scénarii de réchauffement climatique du GIEC.
  4. Identifier les enjeux de sauvegarde d’habitats favorables aux amphibiens et de création de corridors écologiques permettant le déplacement des populations vers de nouveaux habitats.
  • Deux séminaires pluridisciplinaires :
  1. Le premier (18 février 2016) réunissant une trentaine de géographes, biologistes et sociologues a permis de croiser    les    approches    scientifiques.
  2. Le second (11 mai 2016) réunissant une centaine de chercheurs, représentants de collectivités et des services de l’État et d’associations locales a permis de partager des réflexions sur les politiques d’adaptation menées localement    sur    des    territoires    très    différents.
  • Un travail de prospective territoriale (dans le cadre de stages de Master 2 en géographie) dont l’objectif est valoriser/traduire/diffuser les résultats scientifiques en actions qui intégreront le Plan climat. Ce travail devra permettre de répondre à un certain nombre de questions relatives à l’adaptation des écosystèmes (autour de la conservation, de l’anticipation de la migration des espèces, des réserves foncières, de l’attitude face aux espèces invasives…).
  • Des publications scientifiques :
  1. En    cours    :    une    publication    scientifique    sur    l’effet    de    l’augmentation    de    l’acidité de l’eau sur l’écrevisse à pattes blanches (Freshwater acidification : an    example    of    an    endangered    crayfish    species sensitive to pH, D. Beaune, Y. Sellier, G. Luquet and F. Grandjean).
  2. À partir de 2018 : publications sur les modélisations des aires de répartition des amphibiens.
     

Caractéristiques

Type d'initiative
Études techniques
Thématique
Biodiversité
Impacts
Acidification des océans
Evolution des températures moyennes
Localisation de l'action
Châtellerault

46.7037876, 0.5222798

Éclairer la gestion adaptative des écosystèmes de la réserve naturelle nationale du Pinail grâce à des travaux scientifiques