ACCLIMAT

 

CNRM-GAME en coordinateur d’un partenariat des laboratoires de recherche toulousains sciences de la terre, géographie, architecture, économie (CERFACS, ONERA, IMT, CNRS, GEODE, LRA-GRECAU , ENM-CIRED) et d’une agence d'urbanisme (AUAT)

En quoi cette action contribue à l'adaptation au changement climatique ?

Le projet ACCLIMAT avait pour but d’étudier les stratégies d’adaptation de la ville de Toulouse au changement climatique, en prenant en compte à la fois les aspects liés à l’évolution urbaine (expansion, évolution architecturale) et les aspects de micro-climat urbain. Ce projet était fortement interdisciplinaire, alliant économistes, géographes, architectes, numériciens, météorologues. L’approche choisie était de coupler au sein d’une plateforme unique les divers codes de calculs de chaque processus : l’expansion socio-économique de la ville, la prise en compte de stratégies urbaines à fine échelle, l’évolution architecturale, le micro-climat urbain et l’énergétique des bâtiments pour les impacts.

Description détaillée

En France, les grandes métropoles entreprennent, au sein des plans climat air énergie ou des documents de planification urbaine par exemple, des actions pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (sur les transports, les formes urbaines), et la facture énergétique globale de l’agglomération. Mais elles sont aussi convaincues à présent qu’il est nécessaire d’adapter les villes pour limiter l’îlot de chaleur urbain, en prévision du réchauffement climatique futur (comme Paris, Lyon ou Toulouse par exemple). En conditions météorologiques calmes et ensoleillées, comme ce fut le cas lors de la canicule de juillet 2015, la ville se refroidit moins vite que la campagne en soirée, ce qui peut induire des différences de 5 °C à 10 °C entre la ville et ses alentours. Les agglomérations sont donc confrontées à deux problématiques qui peuvent être antagonistes. En effet, une stratégie d’adaptation simple à mettre en œuvre, la climatisation, est très fortement consommatrice d’énergie. Il faut donc rechercher des stratégies qui permettent d’une part de gagner sur les deux tableaux, et d’autre part qui sont acceptables par la population et l’économie.

Le projet ACCLIMAT s’est inscrit dans cette démarche de répondre aux questions émergentes, scientifiques et interdisciplinaires, que pose la ville durable. Il a débuté le 1er février 2010, et a duré 3 ans.

L’objectif technique d’ACCLIMAT était de développer une plateforme interdisciplinaire de modélisation numérique, forcée par des scénarios locaux de climat et des scénarios socio-économiques de développement urbain, en vue de simuler l’évolution de l’expansion urbaine et du micro-climat urbain et d’évaluer les impacts du changement climatique.

Le projet ACCLIMAT a permis d’étudier les interactions entre évolutions de la ville et du climat à l’échelle du XXIème siècle et d’identifier les impacts de nombreux leviers, dans le cadre incertain du réchauffement climatique, au travers d’indicateurs divers, tels que la climat urbain, la consommation production d’énergie, le bilan de C02, le confort des habitants.

Le prototype a a ensuite été industrialisé par la direction des services Météorologiques de Météo-France, en vue de modéliser le climat urbain sur d’autres villes, et de permettre une analyse du climat à l’échelle du quartier (projet CLUE).

 

Contact : DSM/CS/DC

Caractéristiques

Type d'initiative
Accompagnement de collectivités ou de projets
Diagnostic de vulnérabilités d’un territoire
Modélisation
Thématique
Bâtiment
Environnement
Villes
Urbanisme - Planification
Localisation de l'action
Toulouse, Occitanie

43.6044622, 1.4442469

ACCLIMAT